‹ Choix de pièces inédites relatives au règne de Charles VI [microform]Chapitre 117 sur 264 · Actuellement Sarcelles {Seine-et-Oise · texte numérisé non relu

Actuellement Sarcelles {Seine-et-Oise

CRLMES ET DÉLITS.

Episode de la sédition des Rouennais, Melun, 22 mai 1382.

Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. A nous avoir esté exposé de la partie de Pierre Guillot, courroier, habitant de nostre ville de Rouen :

Que comme naguières, ou temps de la commocion qui derrenièrement a esté audit lieu, il fust aie quérir un sien varlet,qui estoit en ville, pour venir ouvrer de son mestier et faire son service. Avint que en retournant, iceulz maistre et varlet, en la maison dudit exposant, ilz trouvèrent grant multitude de peuple de la dicte ville, qui leur dirent qu'ilz venissent avecques eulz. Laquele chose, considéré Peffroy en quoy ledit pueple estoit, ilz n'osèrent refuser, pour paour de mort. Mais alèrent avecques eulz, sans ce que le dit exposant meffeist oncques, ne feist desplaisir à personne du monde, en quelque manière que ce fust. Toutevoiz, pour occasion dudit fait, son dit varlet fu pris, et pour autres délitz et crimes qu'il confessa avoir perpétrez ailleurs que en ladicte commocion, fu exécuté. Et dit l'en que après ce qu'il fu jugié, il dist telz paroles ou samblabîes « A! maistre! de maie heiue me venistes quérir, car se vous n'y fussiez venuz, je ne preisse pas tèle mort. >> Et pour ce ledit exposant, doublant rigueur, se absenta, etc. . . .

Donné à Meleun , le xxn" jour de may, l'an de grâce mil ccc un" et n et de nostre règne le second.

Par le roy, en son conseil ordené, Bordes.

(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ. 120, pièce 268.)

II jo2

|-B KkGKE DE CHARLES VI.

Propos tenus contre la paix, Paris, 15 décembre 1414.

Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. Comme après le traictié et accordt de la paix faiz à Aucerre* entre aucuns de nostre sang et lignaige, Nous, par noz autres lettres patentes, eussions fait publier en nostre ville de Paris et par tout ailleurs en nostre royaume, lesdiz traictié, paix et accordt, en défendant à touz, de quelque estât ou auctorilé qu'ilz feussent, que contre, ne ou préjudice d'iceulx traictié, paix et accordt, ilz, ou aucuns d'eulx, par voye de fait, de paroles ne autrement, ne deissent ou feissent choses par quoy iceulx paix et accordlz peussent estre aucunement enfrains, sur peine de forfaire et confisquer envers nous corps, biens et estas, et désire punis comme fracteurs et violeurs de paix. Et il soit ainsi, que Marguerite la Boitellc, femme de Guillaume Barrau, naguaires nostre clerc, noctaire et secrétaire, de ce courroucée et indignée, pour ce que par ladicte paix et entretenement d'icelle elle véoit que les choses qui paravant estoientmalfaictes et gouvernées reviendroient à droit justice et équité, et que par ce Tauctorilé et maistrisie, dont ledit Barrau son mary, et elle mesmes usoientpardevant, déchevoient de fait, de paroles et autrement dampnablement, a murmuré et conspiré, et fait murnunes, monopoles, conspiracions

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