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2'iG RÈGNE DE CHARLES VI.
vcstir, pour ce qu'elle estoil très mal veslue, et là, fisl très bonne cliière audit suppliant el à autres. Pour lequel cas ledit suppliant a esté prins par les gens el orficiers du compte de Monlfort en sa Tille de S. Ligier en Iveline, où il a esté durement Iraictié et gehiné. . . .
(Rémission adressée au bailli de Chartres.)
Donné à Paris, ou moys de may, l'an de grâce mil cccc, et de nostre règne le xx"'*"*
Parle Roy, à la relacion du Conseil.
(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ. 154, pièce 96.)
Concubinage d'un orfèvre de Paris.
Paris, janvier HOO.
Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. INous avoir reçeu l'umble supplicacion de Jehannin des Âblens, povre jeune homme, orfèvre, contenant :
Que comnie deux ans a ou environ, il se feust accointié d'une jeune femme pour le servir et deinourer avec lui, laquelle femme auparavant avoit esté amée de feu Guillaume de la Turtre. Et demi an, ou environ, après ladicte accointance, ains que ledit suppliant el ladicte jeune femme, lesquelz demouroient ensemble en une chambre et porche en la rue que on dit Les petis Champs, à Paris, se despoilloient après cueuvre feu, à un jour de vendredi, pour eux coucher, ledit Guillaume. . . .
(vient frapper à la porte et la renverse. Il recommence un autre jour, cette fois accompagné de deux hommes. Le suppliant le poursuit, ratlenit
CREMES ET DELITS.
comme il tombait et lui porte un coup de dague, dont mort s'ensuit. — Rémission adressée au prévôt de Paris. — Paris, janvier 1400. — Par le rov, à la relacion du Conseil.)
(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ. 155, pièce 344.)
GXXXIII
Maître qui débauche son apprentie.
Paris, novembre 1408.
Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. Nous avoir reçeue l'umble supplicacion des amis charnelz de Jehan Mouslier, povre varlet laboureur, aagié de XXXVI ans ou environ, chargié de fenune et de siz enfans, demourant à Jouy^, en la prévosté foraine de Chaumont, ou bailliage de Senliz, contenant :
Comme environ la Saint Jehan-Baptiste derrenièrement passée ot un an, Jehannele, fille Guiot Watier, demoiuant audit Jouy, aagiée de x à xi ans ou environ, feust alée demourer en l'ostel dudit Moustier, où elle avoit esté louée par son père, trois ans^ moyennant la somme de m frans que pour ce en devoit avoir ledit Moustier, pour aprendre au meslier de cousturière, dont s'entremet la femme dudit Moustier. Et advint que en Tyveren suivant, ainsi que la femme dudit Moustier, estoit alée à Villestren-, qui esta une lieue dudit Jouy ou environ , veoir son père qui estoit malade, avoit icellui Moustier dit et commandé à icelle Jehannette qu'elle alast en son solier quérir des pommes pour rostir et mangier. Ce que elle avoit fait. Et tandis
\. Jouy-sous-Thel {Oise). — ±. Vilietran {Oise)
qu'elle y estoit, feust ledit Mouslier aie après elle, et là, par temptacion de Tennemi, eust prinse et conciliée à terre icelle Jehannete, la rebrassé et monté sur elle et fait sa voulenté, sans ce que elle criast. Mais trop bien se plaignoit. Et depuis a continué de xxx à xl fois, et eu sa compaignie charnèle, sans ce que aucunement elle s'en soit plainte à sondit père ne autres, Jusques à environ le xx'^ouxxii' jour d'octobre derrenier passé, que elle se parti et ala hors de l'ostel et service dudit Moustier, et dit, ce que ditest, à son dit père, et s'en est complainte à justice. Pour occasion duquel cas, ledit Moustier a esté prins et mis prisonnier en noz prisons dudit Chaumont, esquelles, etc....
(Rémission adressée au bailli de Senlis.)
Paris, novembre 1408.
(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. J.T. 163, no 46 bis.)
Fille qui s abandonne à la condition d'auoir des souliers
pour aller a confesse.
Paris, décembre 1422.
Henri , par la grâce de Dieu, roy de France et d'Angleterre. Savoir faisons à tous présens et avenir. INous avoir receu l'umble supplicacion de Jehan de Noiray, dit Le Charion, nagaires capitaine de la Ferté sur Gerre*, à présent prisonnier en nostre chastellet de Paris, contenant :