Le Vauvray {Eure). — k. J Oude, dans la pièce n
propos et voulenté désordenée, s'estoit retrait de leur compaignie deslors qu'il heurtèrent oudit huys, feust de ce faire aidant, conseillant, ne donnant confort. Et après eussent, les diz Symon et génevoiz, en persévérant en leur oultrage, ycelle meschine menée aux champs \ laquelle pour ce qui ilz la menaçoient de mener aux autres genevois, leur eust requis estre ramenée en l'ostel dudit prestre, son maistre. En laquelle ramenant oudit hostel, eussent, yceulz Symon et génevoiz, trouvé ledit exposant qui s'en aloit en son dit hostel. Auquel il eussent chargié de la ramener. A quoy il n'osa désobéir. Et en la ramenant, lui et elle estant seulz au jardin de l'ostel dudit prestre , l'eust priée d'amer, et icelle, sanz force, contrainte, violence ou efforcement, maiz de son bon gré et volenté, cogneue charnelment, et icelle laissée lors paisiblement oudit hostel. Pour cause duquel fait ledit exposant a esté pris et emprisonnez à Andely, en la juridiction de nostre très chère et très amée la Royne Blanche*, en aventure d'estre pour ce miz à son derrenier tourment, se par nous ne lui estoit impartie nostre grâce. ...
(Suit la rémission.)
Donné à Compiègne, ou mois de juillet , l'an de grâce mil ccciiii" et deux. Es requestes de l'ostel.
(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. coté JJ. 121, pièce 9. — A la
1. « Et ilec trouvèrent ladicte meschine d'icellui prestre, qîie ilz menèrent jouer aux champs, et en firent, ou aulcims d'eux, leur voulenté, efforcement puet estre. » (Pièce n° 10.)
2. Blanche de Navarre, veuve de Philippe de Valois, morte en 1398.
suite de celte rémission il } eu a une seconde pour un autre des complices de cette violence. Elle est pour Estienne du Tac, povre cousturier, qui était allé travailler de son métier dans la ville de Muynes.)
Homicide commis sur un prêtre par un fils do fit la mère m'ait des relations intimes avec ce prêtre.
Tours, 4 décembre 1408.
Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et advenir. Nous avoir receu Tumble supplicacion de Cardinet de Prestreval , contenant :
Comme après le trespassement de feu Pierre de Prestreval, son père, il, et huit autres petis enfans, ses frères et seurs, feussent demourez soubzagiez* et en gouvernement de leur mère, damoiselle, demourant en la parroisse de Main moulins. De laquelle parroisse et église fut fermier un nommé, feu Guillaume-Aux-Âloes , prestre. Et pour cause de ce que icelui prestre y faisoit le divin service , ledit escuier et sa dicte mère lui eussent fait moult de plaisirs et d'amour en leur hostel. Et tant en ce, que ledit prestre, oudit hostel , prenoit presque toute sa despense et enespécial quantil lui plaisoit; ledit supphant pensant que icellui prestre feustvray homme etloyaulx. Maiz tant ala et vint oudit hostel, que il fut commune voix ou pays que il contendoit à décevoir et faire villenie à ladicte damoiselle. Pourquoy ledit suppliant, moult amoureusement eust dit audit prestre, comme il ne lui voulsist pourchacer n lui ne aux siens déshonneur