Balay {Jrdennes
fin
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RÈGINT. DE CHAÎ^T.ES VI.
hannette, ol se vous la pouviez trouver, que vous la bâtissiez tiès bien, et que on lui coppast le nez qui pourroil, afin qu'elle feusl en tel point que mon père n'y preist jamais plaisir. Car en vérité ma femme et moy en avons tel doleur au cuer de la mauvaise vie qu'ilz mènent, que nous n'avons jour de bien ne de paix, » Et lors respondi ledit .laquinot ces paroles ou semblables : « Or vous taisiez. Je yray au pais, et en feray tant qu'il y perra. » Et adoncques dist ledit suppliant : « Et quant orray je nouvelles de vous ? » Lequel Jaquinot respondi : « dedens tel jour, » qui povoil estre environ dix jours après, qui fu ou mois de décembre. Et a tant se parti ledit suppliant. Et dedens ledit jour que ledit Jaquinot avoit })romis, il s'en ala, lui Hri% en ladicte ville de Balay, et, tout de plain jour, trouva ladicte Jehannette, laquelle ilz battirent emmy la rue et geltèrent à terre, et la navrèrent en la main et un pou au visage. 3Iais elle n'en estdeflignréeni mutiléeen riens, et est garie de ladicte bateure. Pour laquelle bateure ainsi faicte, damoiselle Marguerite, femme dudit suppliant, envoia audit Jac;uinot et ses diz complices, im franc pour boire. Et pour ce, ladicte Jeliannette, véant qu'elle avoit ainsi esté batue et villenée, s'est complainte à justice, disant que ledit suppliant et sadicle femme lavoient ainsi fait battre. Pour laquelle cause certaine information a esté faicte par noz officiers à Laon et par autres officiers, par lacjuelle a esté trouvé, si comme l'en dit, que ladicte Jehannette étoit grosse d'enfant, lequel a esté péry dedans son corps , si comme elle dit et maintient, et que ce a esté par la bateure que ledit Jaquinot et ses complices lui ont faictes. Et pour ce, lesdiz officiers ont pris, saisi et
mis en nostre main et en la main des autres seigneurs tous les biens meubles et héritages que ledit suppliant a en nostre royaume. Et pour doubte de rigueur de justice ledit suppliant s'est absentez du pais....
JU^réo^ission adressée au bailli de Vermaudois et au prévôt forain de Paris, mars 1387.
Ks requestes du Roy |)ar Vous tenues,
A. Le Fevre. Ohcemont.
(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ. 132, pièce 180.)
Fengeance dim mari, qui mutile ramant de sa femme.
Paris, novembre UOO.
Charles, etc.... Savoir faisons à tous présens et avenir. Nous avoir receu l'iunbie supplicacion de nostre anié Robert de Sales, escuier, seigneur de Cliantemerliere', contenant :
Que ou mois d'aoust derrenierement passé ot un an, ou environ, un nommé Mérigot de Maigne entra ou service dudit suppliant et luy fist serment de le servn- et garder son liieii et son lionneur tant qu'il demourroit avecques luy, ainsi que s'il estoit son père Maiz nientmoins, assez tost après, ledit Mérigot estant oudit service, requist la femme dudit suppliant de coucher av-aïues elle, et continua de l'en requerre lant, que la sepmaine après .\oel ensuivant, si comme ladicte femme la di( et confessé, il ot à elle compai-
1 Chantemerle {Chnrente-Injérieure).
gniecbarnèle; el en ce conlinuèrent jusques au temps dontcy après sera faicte mencion, sans ce que ledit suppliant niary d'icelle femme s'en advisasl, fors par l'espace d'un moys ou environ avant le cas advenu, cy après déclare, que ledit suppliant s'en soupeçonna. Et tant, que le xni' jour dudit moys d'aoust derrenièrement passé ou environ, ladicte femme dudit suppliant; (juien leur lit estoitcouchiée avec luy, se levad'emprès luy, environ soleil levant, et s'en ala en la sale basse de leur hostel. Etasseztost après ce, ledit suppliant se leva aussi, et trouva sadicte femme et ledit Mérigot en présent mesfait. Lequel Mérigot, incontinent qu'il apparent ledit suppliant, s'en sailly hors de l'hostel parunefenestre, et s'enfuy par le vergier dudit bostel. l^:t cbaudement ledit suppliant le poursuy, mais il trébucha et chut oudit vergier, et se releva et poursuy tousjours ledit Mérigot. Lequel se fu jà si esloingnié, que ledit suppliant ne le pot actaindre. Et entra ycelui Mérigot es bois et forests estant à un quart de lieue d'illec ou environ, qui contiennent ix lieues de terre et plus. Et là perdy ledit suppliant ledit Mérigot. Et s'en retourna ycelui suppliant en sondit bostel, et parla a sa femme,' laquelle lui confessa la vie dessus^ dicte que avoit menée ledit Mérigot et elle. Et tantost après, le dit suppliant monta sur son cheval et ala veoir par sesdictes forests s'il pourroit trouver ledit Mérigot, lequel il n'y pot trouver, etc. . . .
(Il retourne encore à son hôtel et en repart en se faisant suîvre d'un varlet. Il se rend a un prieuré voisin où étaient les deux frères de sa femme, « lesquels il trouva ou chemin et s'en veuoient à luy, pour ce que desjà ledit fait estoit venu à leur congnoissance. » Ils se mettent tous en chasse après le coupable. Le mari fat encore ^enir son neveu pour l'y aider, avec deux variez « meismement que l'on doubtoit au
pays d'aler et venir par lesdictes forets, pour raison de plusieurs murtricrs et larrons qui y repairoient. » Cette poursuite acharnée dure huit jours. Enfin ils le trouvent chez lui
«Se transportèrent en ladicte maison dudit Mérigot, laquelle estoit ouverte, et trouvèrent ledit Mérigot, qui encore estoit couchié ou lit, et sa mère, qui estoit descouchiée. Auquel Mérigot ledit suppliant dist qu'il se levast. Dont il ne vouloit riens faire. Et pour ce, ycelui suppliant sacha son espée, et du plat en bailla sur la joe dudit Mérigot, en lui disant : « Ribaut levez sus! » Et lors il se assist oudit lit, et ne se vouloit lever. Et pour ce, ledit suppliant le prist par l'un des braz et le tira hors dudit lit, et le fist vestir. Et ce fait, ledit suppliant mist audit Mérigot sa sainture par le col, et le mena, luy accompaignié des autres dessus nommez, jusques audit bois où ils avoient Jaissié leurs variez et chevaulx, sens ce qu'ils feissent force ou violence à la mère dudit Mérigot, car ilz luy avoient promis que ilz ne tueroient point ycelui Mérigot. Et eulz, arrivez audit bois, qui estoit près de ii traiz d'arc ou environ de ladicte maison dudit Mérigot, ledit suppliant bailla un cop de pié audit Mérigot, dont il chey à terre. Et le fist tenir par Aymery d'Orfeuilles et Jehan Frégant', dessus nommez, à chascun de ses bras, et d'un petit coustel ledit suppliant fendi audit Mérigot la couille et lui osta les couillons, en luy disant qu'il ne luy feroit mal, fors seulement es membres dont il avoit villenée sa femme. Et à tant ledit suppliant et les autres dessus nommez laissièrent
1 . Le premier était l'un des deux frères de la femme, le second le neveu du mari.
alors ledit Mérigol, lequel à présent est sauvé et guéri
de ladicte plaie. . . .
(Rémission adressée au sénéchal de Saintonge et au bailli de Ton raine.)
Donné à Paris, ou moys de novembre, Tan de garce mil cccc et de nostre règne le xxl^ Par le Roy à la relacion du Conseil,
PlIILIPPUS.
(Arch. de l'Emp. Très, des Ck. Reg. 155, pièce 298.)
Rémission pour un écuyer, dont le frère avait été tué n In
bataille (TAzincourt, et qui s était fait coupeur de bourses
à Paris.
Paris, novembre 1417.
Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. Nous avoir receu l'iimble supplicacioii de Colin de Sales, escuier, aagié de xviii ans ou environ, prisonnier ou Chastellet de Paris, et filz de nostre amé et féal chevalier, Guillaume de Sales, du pays de Beaujolojs, contenant :
Comme icellui Colin et un sien frère nous faussent venus servir en la compaignie et soubz le gouvernement de nostre trcschier et Irèsanié cousin le duc de Bourbonnois, à la bataille faicte ou pays de Picardie à rencontre de noz ennemis et adversaires d'Angleterre', en laquele bataille, le frère dudit suppliant ait esté mort, et icelui suppliant eschappé. Et soy retourné à Paris, à aucuns biens desondit frère', qui se