LES HORLOGES
La nuit, dans le silence en noir de nos demeures, Béquilles et bâtons, qui se cognent, là-bas, Montant et dévalant les escaliers des heures, Les horlog-es, avec leurs pas;
Emaux naïfs derrière un verre, emblèmes Et fleurs d'antan, chiffres et camaïeux, Lunes des corridors vides et blêmes, Les horlog'es, avec leurs yeux ;
Sons morts, notes de plomb, marteaux et limes, Boutique en bois de mots sournois Et le babil des secondes minimes, Les horloges, avec leurs voix ;
Gaînes de chêne et bornes d'ombre.
Cercueils scellés dans le mur froid, Vieux os du temps que grignotte le nombre. Les horloges et leur effroi ;
Les horloges
Volontaires et vigilantes,
Pareilles aux vieilles servantes
Tapant de leurs sabots ou glissant sur leurs bas.
Les horloges que j'interroge
Serrent ma peur en leur compas.
LES VILLES TENTÂCULAIKES
Au poète Henri de Ré ff nier.