AU LECTEUR
>oëme et poésie ont grande différence, îsie est un pré de diverse apparence, rueilleux de ses biens, et riche de ses fleurs, pré, peinturé de cent mille couleurs, i fournit de bouquets les amantes pucelles , de vivres les camps ■ des abeilles nouvelles. 3me est une fleur, ou comme en des forêts
seul chêne, un seul orme, un sapin, un cyprès, 'un nerveux charpentier tourne en courbes charrues,
en carreaux1 voûtés des navires ventrues, ur aller voir après de Thétis les dangers, les bords enrichis des biens des étrangers.
D'Homère Flliade, et sa sœur l'Odyssée ; une poésie en sujets ramassée, erse d'arguments : le Gyclope éborgné , Achille le bouclier, Circe au chef bien peigné, )tée, Calypso par Mercure avertie, un petit poëme ôté de sa partie de son corps entier. Ainsi qu'un ménager3 I veut un vieil laurier de ses fils * décharger , nd l'un de ses enfants , qui étaient en grand nombre , déjà grandelets se cachaient dessous l'ombre
Expression Virgilienne : que du navire.
Cer«* castra. s Un ménager: un laboureur
(Enéide, XII, 689.) soigneux.
Carreaux : ais qui forment la co- 4 Fils : rejetons.
280 LES POËMES DE p. DE BONSABD.
De leur mère nourrice , et le replante ailleurs, Afin que ses aïeuls en deviennent meilleurs : Après avoir fouie en terre cette plante, Bien loin de ses parents, elle croit et s'augmente, Puis de feuilles ombreuse et vive de verdeur, Parfume le jardin et l'air de son odeur : Le jardinier joyeux se plaît en son ouvrage : Bien cultiver le sien ne fit jamais dommage.
LE