‹ Choix de poésies de P. de Ronsard (volume 2)Chapitre 58 sur 135 · MARIE STUART · texte numérisé non relu

MARIE STUART

reine d'Ecosse.

Encore que la mer de bien loin nous sépare , 5i est-ce que l'éclair de votre beau soleil, 3e votre œil, qui n'a point au inonde de pareil, ramais loin de mon cœur par le temps ne s'égare.

Reine ', qui enfermez une reine si rare, adoucissez votre ire , et changez de conseil : je soleil se levant et allant au sommeil, Se voit point en la terre un acte si barbare*

Peuples, vous forlignez , aux armes nonchalants, ît vos aïeux Renaults, Lancelots et Rolants, Jui prenaient d'un grand cœur pour les dames querelle,

L,es gardaient, les sauvaient , où vous n'avez, Français,

• Elisabeth, qui retenait Marie prisonnière.

(*) Voir pour, les événements auxquels Ronsard fait allusion dans les lièces adressées à la reine elle-même les Lettres inédites de Marie ituart, par te prince de Jbabanoff ; I vol. in-8°f chez Firmin Dido$ fères, 1840,

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Encore osé toucher ni vêtir le harnais, Pour ôter de servage une Reine si belle.

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