‹ Choix de poésies de P. de Ronsard (volume 3)Chapitre 13 sur 127 · MIL · texte numérisé non relu

MIL

A TRÈS-HAUTE ET TRÈS-ILLUSTRE ET TRÈS-VER- TUEUSE PRINCESSE^ ELISABETH^

REINE D'ANGLBTERBE.

Mon cœur, ému de merveilles, se serre Voyant venir un Français d'Angleterre, Lors qu'il discourt combieu votre beauté Donne de lustre à votre royauté Alors je dis , si cette reine Anglaise Est en beauté pareille â l'Ecossaise > , On voit ensemble, en lumière pareils, Dedans une île, éclairer deux soleils.

Ou bien on voit deux flammes éclairantes De même feu> mais de sort différentes.

On dit qu'au temps que les Dieux visitaient La bonne terre , et les peuples hantaient . Que Itle vôtre allait libre sur l'onde, Ck)mme Délos errante et vagabonde , Et que son pied par un nouveau destii N'était serré d'un lien aimantin * ; Mais , sans tenir à nulle chaîne dure, Flot dessus flot, errait à l'aventure.

> Marle-Staart. qal a la dareté do diamant ou plutAt d«

) Âimaniin , da latin adamaniinut: l'acier.

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