REINE D'ECOSSE
Encore que la mer de bien loin nous sépare , Si est-ce que l'éclair de votre beau soleil, De votre œil, qui n'a point au monde de pareil^ Jamais loin de mon cœur par le temps ne s'égare.
Reine % qui enfermez une reine si rare, Adoucissez votre ire , et changez de conseil : Le soleil se levant et allant au sommeîr» Ne voit point en la terre un acte si barbare;
Peuples, vous forlignez , aux armes nonchalants, Etvos aïeux Renauits,Lancelotset Rolants, Qui prenaient d'un grand cœur pour les dames querelle.
Les gardaient, les sauvaTent , où vous n'avez, Français,
I Elisabeth, qol retenait- Marie priaonaJère.
(*) Voir pour les évéDements auzqaels Ronsard fait allusion dans les pièces adressées à la reine elle-même les Lettres inédites de Marie Stuart, par le prince de Lalianoff ; i ^ol. in-S'', chez Firmin Didot frères, 1840»
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Encore osé toucher ni vêtir le harnais. Pour ôter de servage une Heine si belle.