‹ Choix de poésies de P. de Ronsard (volume 3)Chapitre 55 sur 127 · REINE D'ECOSSE · texte numérisé non relu

REINE D'ECOSSE

Encore que la mer de bien loin nous sépare , Si est-ce que l'éclair de votre beau soleil, De votre œil, qui n'a point au monde de pareil^ Jamais loin de mon cœur par le temps ne s'égare.

Reine % qui enfermez une reine si rare, Adoucissez votre ire , et changez de conseil : Le soleil se levant et allant au sommeîr» Ne voit point en la terre un acte si barbare;

Peuples, vous forlignez , aux armes nonchalants, Etvos aïeux Renauits,Lancelotset Rolants, Qui prenaient d'un grand cœur pour les dames querelle.

Les gardaient, les sauvaTent , où vous n'avez, Français,

I Elisabeth, qol retenait- Marie priaonaJère.

(*) Voir pour les évéDements auzqaels Ronsard fait allusion dans les pièces adressées à la reine elle-même les Lettres inédites de Marie Stuart, par le prince de Lalianoff ; i ^ol. in-S'', chez Firmin Didot frères, 1840»

2821 LE PBElIIEa LIVBB

Encore osé toucher ni vêtir le harnais. Pour ôter de servage une Heine si belle.

Page 1