‹ Choix de poésiesChapitre 105 sur 130 · TERRE SAINTE · texte numérisé non relu

TERRE SAINTE

Le Chevalier, venu si loin de la patrie. Aperçoit tout à coup, dans un désert de feu, La Ville où les païens ont crucifié Dieu, Et tombant à genoux dans la poussière, il prie.

Puis il rêve de France, où l'herbe est tant fleurie ; 11 revoit son manoir, sa cour et son alleu, Les bois frais, les clochers qui chantent dans lair bleu, L'eau claire, et les troupeaux couchés dans la prairie.

C'est loin 1 Autour de lui, les coteaux ravagés Crépitent ; l'horizon n'a ni bois ni vergers ; On dirait le jardin de TEnfer qui flamboie!

Et sous l'énorme azur du ciel qui te brûla, 0 Jésus, le pieux Clievalier s'apitoie, Émerveillé que Dieu soit venu naître là.

L'ESPOlft DU MONDÉ

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