LA CHANSON DE PORTIA
Ainsi va la vie et va la l'orlune, Des chansons aux pleurs, des pleurs aux baisers : Vous vous croyez morts ou martyrisés Et prêts à tant souffrir que vous gardez rancune Aux espoirs brisés.
Et puis, va la vie et va la fortune...
La lenteur des jours vous semble importune ; Mais qu'un vent d'amour passe où vous passez, Voilà tout à coup les cœurs apaisés, Et c'est une chanson qui danse au clair de lune Entre deux baisers.
Mystère en six parties, 1890.
Cirque d'Hiver, Bodinière, Chàtelet, Porte-Saint-Martin, Odéon.
Charpentier-Fasquelle, éditeurs.
LAZARE
(Acte II, scène iv.)
Lazare apparaît sur le seuil. Judas se retourne vers lui. JUDAS.
Lazare ! Parle-moi, qu'as-tu vu chez les morts?
LAZARE
J'ai vu la solitude et la force du Maître.