REPOS
Lair bouge : la chaleur trouble la paix des lignes Oue tracent sons le ciel les horizons brûlants ; L'azur plat, traversé de fins nuages blancs, Semble un lac de lumière où glisseraient des cygnes.
Les coleau.v que rougit encor le sang des guignes, Éblouis de sommeil, s'écrasent flancs à flancs, Kt l'on n'entend, au fond des déserts somnolents, Que le bourdonnement des guêpes dans les vignes.
Une même torpeur endort bois et troupeaux, Et la contagion de l'immense repos Assoupit dans les cœurs la tristesse et la joie.
Je ne sais plus : lu haie a des senteurs de miel ; L'air bouge, et mon passé, confusément, se noie Dans une mer d'oubli vaste comme le ciel.