‹ Choix de poésiesChapitre 26 sur 81 · MELODIE IRLANDAISE · texte numérisé non relu

MELODIE IRLANDAISE

(imité de THOMAS MOORE)

Le soleil du matin commençait sa carrière.

Je vis près du rivage une barque légère

Se bercer mollement sur les flots argentés.

Je revins quand la nuit descendait sur la rive :

La nacelle était là, mais l'onde fugitive

Ne baignait plus ses flancs dans le sable arrêtés.

Et voilà notre sort ! au matin de la vie

Paj des rêves d'espoir notre âme poursuivie

Se balance un moment sur les flots du bonheur ;

Mais, sitôt que le soir étend son voile sombre.

L'ombre qui nous portait se retire; et dans l'ombre

Bientôt nous restons seuls en proie à la douleur.

Au déclin de nos jours on dit que notre tête Doit trouver le repos sous un ciel sans tempête ; Mais ciu'importe à mes vœux le calme de la nuit ;

POÉSIES DIVEBSE3 23

Rendez-moi le luatin, la fraîcheur et les chanucsi; Car je préfère encor ses brouillards et ses larmes Aux plus douces lueurs du soleil qui s'enfuit.

Oh ! qui n'a désiré voir tout à coup renaître Cet instant dont le charme éveilla dans son être Et des sens inconnus et de nouveaux transports ! Où son âme semblable à l'écorce Jsnibaumée, Qui disperse en brûlant sa vapeur parfumée. Dans les feux de l'amour exhala ses trésors !

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