SCENE XIII ET DERNIERE Les Précédents, M. Bbiffaut, hors d'haleine
M. Briffaut, à M. Roger
Ami, bonne espérance !
Défiez les frondeurs ameutés contre vous. Nous avons la victoire, et les dieux sont pour nous ! Trois candidats nouveaux...
L'Académie, se relevant Trois ? Qu'oses-tu m'apprendre ?
l'académie 127
M. lÎRrFFAUT
Oui. dans un trcbuchet nous venons de les prendre.
M. Pariset. souriant
(Bas) C'est fort !.. Dis donc. Briffant, quels sont les malheureux Assez abandonnés des hommes et des dieux ?
M. Briffact, avec U7i rire forcé
Hé ; hé : ce cher docteur, toujours le mot pour rire ! Mais, pour cette fois-ci, vous n'aïu^ez rien à dire : \'iennet, Royer-Collard...
M. Pariset Diable ! mais c'est du bon.
M. Briffait Monsieur Guillou, l'abbé...
-NL Pari .s ET
Celui qui brûle ?
M. Briffavt
Oh I non.
L'Académie, se mettant sur son séant
Je me sens un peu mieux 1... Bienheureuse nouvelle ! Ma mort est ajournée... et je l'échappe belle : Puis-je espérer, docteur ':...
M. Pariset
Madame, assurément,
{Bas à M. Briffant) U faut bien la flatter jusqu'au dernier moment ; Mais elle a fait effet, votre petite histoire.
M. Briffaut, surpris, bas
Eh quoi ! vous douteriez...
' M. Pariset, bas
Nul ne m'en fait accroire, E benè trovato ; pourtant je ne vois pas...
L'AcADÉmE
Messieurs, vous m'alarmez ; que dites- vous tout bas ?
M. Pariset
Que vous êtes encor faible de la poitrine. Et qu'ainsi, dans un lieu cher à la médecine, n faudrait quelques jours...
L'Académie
Ah ! j'entends... l'hôpital !
M. Pariset
On pourrait plus à l'aise y traiter votre ma),
Et les soins mieux donnés seraient plus profitables.
[L'Académie, soupirant
Eh bien ! j'y consens donc... partons ! *
M. Pariset, aux porteurs de brancard