‹ Choix de poésiesChapitre 3 sur 55 · LA CHANSON DU PETIT HYPERTROPHIQUE · texte numérisé non relu

LA CHANSON DU PETIT HYPERTROPHIQUE

C'est d'un' maladie d' cœur Qu'est mort' m'a dit 1' docteur,

Tir-lan-laire !

Ma pauv' mère ; Et que j'irai là-bas, Fair' dodo z'avec elle.

J'entends mon cœur qui bat, C'est maman qui m'appelle !

On rit d' moi dans les rues, De mes min's incongrues

La-i-tou !

D'enfant saoul ; Ah ! Dieu ! C'est qu'à chaqu' pas J'étouff, moi, je chancelle !

J'entends mon cœur qui bat, C'est maman qui m'appelle !

Aussi j' vais par les champs Sangloter aux couchants,

La-ri-rette !

C'est bien bête.

Mais le soleil, ]' sais pas, M' semble un cœur qui ruisselle !

J'entends mon cœur qui bat, C'est maman qui m'appelle !

Ah! si la p'tite Gen'viève Voulait d' mon cœur qui s'crève,

Pi-lou-i !

Ah, oui !

J' suis jaune et triste hélas !

Elle est ros', gaie et belle !

J'entends mon cœur qui bat, C'est maman qui m'appelle !

Non, tout r monde est méchant, Hors le cœur des couchants,

Tir-lan-laire !

Et ma mère, Et j' veux aller là-bas fair' dodo 2'avec elle . . .

Mon cœur bat, bat, bat . . .

Dis, Maman, tu m'appelles ?

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