‹ Choix de poésiesChapitre 4 sur 55 · APOTHÉOSE · texte numérisé non relu

APOTHÉOSE

En tous sens, à jamais, le silence fourmille

De grappes d'astres d'or mêlant leurs tournoiements.

On dirait des jardins sablés de diamants,

Mais, chacun, morne et très solitaire, scintille.

Or, là-bas, dans ce coin inconnu, qui pétille D'un sillon de rubis mélancoliquement, Tremblote une étincelle au doux clignotement : Patriarche éclaireur conduisant sa famille.

Sa famille : un essaim de globes lourds fleuris. Et sur l'un, c'est la terre, un point jaune, Paris, Oii, pendue, une lampe, un pauvre fou qui veille

Dans l'ordre universel, frêle, unique merveille. Il en est le miroir d'un jour et le connaît. Il y rêve longtemps, puis en fait un sonnet.

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