‹ Choix de poésiesChapitre 50 sur 55 · ARABESQUES DE MALHEUR · texte numérisé non relu

ARABESQUES DE MALHEUR

Nous nous aimions comme deux fous ; On s'est quitté sans en parler.

(Un spleen me tenait exilé Et ce spleen me venait de tout.)

Que ferons-nous, moi, de mon âme,

Elle de sa tendre jeunesse !

O vieillissante pécheresse,

Oh ! que tu vas me rendre infâme !

Des ans vont passer là-dessus ; On durcira chacun pour soi ; Et bien souvent, et je m'y vois, On ragera : « Si j'avais su ! ... »

Oh ! comme on fait claquer les portes, Dans le Grand Hôtel d'anonymes !

Touristes, couples légitimes.

Ma Destinée est demi-morte ! . . .

— Ses yeux disaient : « Comprenez-vous ! « Comment ne comprenez-vous pas ! »

Et nul n'a pu le premier pas ; On s'est séparés d'un air fou.

Si on ne tombe pas d'un même Cri à genoux, c'est du factice.

Ensemble ! voilà la justice Selon moi, voilà comment j'aime.

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