IL BAC
Baiser ! rose trémière au jardin des caresses!
Vif accompagnement sur le clavier des dents
Des douxrefrains qu'Amour chante en les cœurs ardents
Avec sa voix d'archange aux langueurs charmeresses !
Sonore et gracieux Baiser, divin Baiser! Volupté sans pareille, ivresse inénarrable. Salut ! L'homme, penché sur ta coupe adorable, S'y grise d'un bonheur qu'il ne sait épuiser.
Gomme le vin du lihin et comme la musique,
Tu consoles et tu berces, et le chagrin
Expire avec la moue en ton pli purpuiin..
Qu'un plus grand, Gœthe ou Will, te dresse un vers classique.
Moi, je ne puis, chétif trouvère de Paris, T'ofîrir que ce bouquet de strophes enfantines : Sois bénin et, pour prix, sur les lèvres mutines D'Une que je connais, Baiser, descends, et ris.
ÇâVITUI
<AY1THI. 43