‹ Choix de poésies;Chapitre 2 sur 78 · APRÈS TROIS ANS · texte numérisé non relu

APRÈS TROIS ANS

Ayant poussé la porte étroite qui chancelle, Je me suis promené dans le petit jardin Qu'éclairait doucement le soleil du matin, Pailletant chaque fleur d'une humide élincelle.-

Rien n'a changé. J'ai tout revu : l'humble tonnelle De vigne folle avec les chaises de rotin... Le jet d'eau fait toujours son murmure argentin Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.

Les roses comme avant palpitent; comme avant, Les grands lis orgueilleux se balancent au vent. Chaque aloueltc qui va et vient m'est connue.

Môme j'ai retrouvé debout la Velléda Dont le i)U\tre s'écaille au bout de l'iivcnue. — Grôlc, parmi l'odeur fade du réséda.

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