SPLEEN
Les roses étaient toutes rouges, Et les lierres étaient tout noirs.
Chère, pour peu que tu te bouges.
Renaissent tous mes désespoirs. ■■'>f^^Ai
Le ciel était trop bleu, trop tendre, La mer trop verte et l'air trop doux.
Je crains toujours, — ce qu'est d'attendre! Quelque fuite atroce de vous.
Du houx à la feuille vernie Et du luisant buisje suis las,
Et de la campagne infinie
Et de tout, fors de vous, hélas!
STREKTS
Dansons la gigue!
J'aimais surtout ses jolis yeux, Plus clairs que l'étoile des deux, J'aimais ses yeux malicieux.
Dansons la gigue
Elle avait des façons vraiment De désoler un pauvre amant, Que c'en était vraiment charmant
146 liO.MAXcES SANS l'A KO LES.
Dansons la gigue 1
Mais j(3 trouve encore meilleur Le baiser de sa bouche en fleur, Depuis qu'elle est morte à mon cœur
Dansons la gigue !
Je me souviens, je me souviens Des heures et des entretiens, Et c'est le meilleur de mes biens.
Dansons la gigue!
sono.
AQTWRKT^T, KS. 14"
0 la rivière dans la rue!
Fantastiquement apparue
Derrière un mur haut de cinq pieds,
Elle roule sans un murmure
Son onde opaque et pourtant pure,
Par les faubourgs pacifiés.
La chaussée est très large, en sorte Que l'eau jaune comme une morte Dévale ample et sans nuls espoirs De rien refléter que la brume, Même alors que l'aurore allume Les cottages jaunes et noirs.
I'addington.
A POOR YOUNG SÏIEPHERD
J'ai peur d'un baiser Comme d'une abeille. ^, Je souffre et je veille Sans me reposer.
J'ai peur d'un baiseï; !
Pourtant j'aime Kate Et ses yeux jolis.
Elle est délicate, Aux longs traits pâlis.
Oh ! que j'aime Kate !
C'est Saint- Valentin 1 Je dois et jen'ose Lui dire au matin...
La terrible chose Oue Saint- Valentin !
AQUAKKf. LES. 149
Elle m'est promise, Fort heureusement!
Mais quelle entreprise Que d'être un amant Près d'une promise!
.l'ai peur d'un baiser Comme d'une abeille.
Je souffre et je veille Sans me reposer :
J'ai peur d'un baiser!
150 ROM A M 1. > SA.\> PAHULK.