‹ Choix de poésies;Chapitre 53 sur 78 · LANGUEUR · texte numérisé non relu

LANGUEUR

A Georges Courteline.

Je suis l'Empire à la fin de la décadence, Qui regarde passer les grands Barbares blancs En composant des acrostiches indolents D'un style d'or où la langueur du soleil danse.

L'àme seulette a mal au cœur d'un ennui dense. Là-bas on dit qu'il est de longs combats sanglants. 0 n'y pouvoir, étant si faible aux vœux si lents, O n'y vouloii" fleurir un peu cette existence!

0 n'y vouloir, o n'y pouvoir mourir un peu ! Ah! tout est bu ! Bathylle, as-tu fini de rir»» ? Ah! tout est bu, tout est mangé! Plus rien à dii'!

Seul, un poème un peu niais qu'un jette au iVu. Seul, un esclave un peu coureur qui vous néglige, Seul, un ennui d'on ne sait quoi qui vous afflige:

254 JADIS ]:t naguère.

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