FILLE
« Capcllos de Angeles. »
{Friandise espagnole
C'est une laide de Boucher Sans poudre dans sa chevelure, Follement blonde et d'une allure Vénustc à tous nous débaucher.
Mais je la crois mienne entre tous,
Cette crinière tant baisse,
Cette cascatelle embrasée
Qui m'allume par tous les bouts.
Elle est à moi bien plus encor ('omme une flamboyante enceinte Aux entours do la porte sainte, L'aime, la dive toison d'oi"!
Et (|ni pourrait dire ce corps Sinon moi, son chantre et son prêtre, Kt son esclave humble et son maître Oui s'en damnerait sans remord?.
Son cher corps rare, harmonieux.
Suave, l)lanc comme une rose lîianche, blanc de lait pur., et rose Comme un lys sous de pourpres cieux?
Cuisses belles, seins redressants, Le dos, les reins, le ventre, fêle Pour les yeux et les mains en quête Et pour la bouche et tous les sens?
Mignonne, allons voir si ton lit A toujours sous le rideau rouge L'oreiller sorcier qui tant bouge Et les draps fous. 0 vers Ion lit !
PA l^\I.r, ki,i:m i:x r. :ii7
AL'IJUirX
Et des châtaignes aussi.
[Chaînon de ilalOronk.)
Tes yeux, tes cheveux in-Jécis.
L'arc mal précis de tes sourcils, La fleur pAIotte de la bouche, Ton corps vague et pouilant dodu.
Te donnent un air peu farouclio A qui tout mon huunnage est dCi.
Mon hommage, ah! [)ailjl(Mi, tu l'as.
Tous les soirs, quels joie et soûlas, 0 ma très sortable châtaine, Quand vers mon lit tu viens, les seins lloides, et quelque peu hautaine.
Sûre de mes humbles desseins.
;n8 l'ARM, I, ELEMENT.
Les seins roides sogs la chemise, Fière de la fête promise A tes sens partout et longtemps.
Heureuse de savoir ma lèvre, Ma main, mon tout, impénitents De ces péchés qu'un foi s'en sèvre!
Siire de baisers savoureux
Dans le coin des yeux, dans le creux
Des bras et sur le ])Out des mammes,
Sûre de ragcnouillemcnt
Vers ce buisson ardent des femmes
l-'ollement, fanatiquement !
i'^t hautaine puisque tu sais Que ma chair adore à l'excès Ta chair et que tel est ce culte Qu'après chaque mort, — quelle mort!
Elle renaît, dans quel tumulte!
Pour mourir encore et plus fort.
Oui, ma vague, sois orgueilleuse, Car ra<lieuse ou sourcilleuse, .le suis ton vaincu, tu m'as tien :
'lu me roules comme la vague Dans un- délice bien païen, VA lu n'es pas déjà si vague?
l'AR A F,I,^;^,^:^r knt. 'M9
IMEMIESSION FAUSSE
Dame souris trotte, Noire dans le gris du soii" Dame souris trotte Grise dans le noir.
On Mjnne la cloche.
Doiinez, les bons pi'isonnieis!
On sonne la cloche :
Faut que vous dormiez.
Pas de mauvais rêve, Ne pensez (ju'à vos amours.
Pas de mauvais rêve :
Les belles toujours!
Le grand clair de lune!
On ronfle ferme à cùté
Le grand c "* .En réalité!
Le grand clair de lune
Un nuage passe, Il fait noir comme on un four Un nuage passe.
Tiens, le petit jour!
Dame souris trotte, Uoso dans les rayons hieus.
Dame souris ti'otte :
Debout, paresseux!
l'A i; A i.i.i:: f,i:MKN T. 'Adl