Préface imprimée en tête du premier volume, p. xx
II AVERTISSEMENT DE LÉiJ.rEUK.
Le célèbre rapport de 31. Cousin : Sur la nécessité d'une nouvelle édition des Pensées de Pascal'^, jeta quelque trouble dans les esprits : il fallut bien se demander, pour les éditions les plus autorisées de nos classiques, si elles reproduisaient fidèlement le texte original, surtout lorsqu'il s'agissait d'œuvres que l'auteur n'avait pas destinées à l'impression et auxquelles il n'avait pas mis la dernière main. A ce titre, les Sermons de Bossuet, publiés soixante-huit ans après sa mort ^ sur des brouillons qu'il avait eu le temps d'oublier lui-même ^ œuvre inachevée et posthume, comme les Pensées de Pascal, réclamaient aussi l'attention de la critique.
L'abbé Vaillant, dont l'ardente parole de M. Cousin avait enflammé le zèle, entreprit la comparaison des textes imprimés avec les manuscrits autographes conservés à la Bibliothèque impériale ^ et bientôt dans une thèse soutenue devant la Faculté des Lettres de Paris en 18o4, il affirma résolument, d'abord, que les éditeurs de Versailles n'avaient, pour les sermons, rectifié que très-peu de chose dans le texte donné en 1772 par Dom Déforis, et en second lieu, que Dom Déforis lui-même, dans cette première édition dont toutes les autres n'étaient que la reproduction plus ou moins fidèle, avait manqué de goût et de fidélité ^ Des exemples nombreux,