Viv. : pénible
2. Bossuet 8'arrêle et renvoie à la page 4 du manuscrit. Voy. plus haut, p. 59, 1. 2 .
3. Ma. , r. 420. C'est une variante ou un résumé de la division qui termine l'exorde.
4. Ms., f. 420, avec un renvoi à la page 22 (f. 440), c'est-à-dire au commencement du second point. Intercalé parles éditeurs dans le troisième à la suite decesmols: condition déplorable. Voy. p. 89, note 1. Ce passage est précéda' de vingt-deux lignes empruntées au traité de saint Augustin : mr la Trinité.
5. S. Aug.,i)^; Trinit., XIII, 17. Il faut, poursuivre la pensée de Boèsuct, se reporter au texte de saint Augiislin, qu'il vient de transcrire : Ut beati simits, id [non] est prias elifjrndum posse quod volumus, ut pravi homines faciunt, sed telle quod opovict. — Ed. : Bcatum faciunt... dnaeres, bene vclle cl posse <pwd vclis. [« Deux choses nous rendent heureux^ bien vouloir et pouvoir ce qu'on veut. Or, à ce compte^ pouvons-nous appeler heureux ceux qui mettent leur félicité dans des biens iniques on pernicieut?] Enfants robustes...,
C. Ce sont les méchants, pravi homines, que Boss'ict, d'après saint Augustin, compare à des enfants robustes.
' veulent violemment ce qu'ils veulent; s ils sont en colère, aussitôt tout le visage est en feu et tout le corps en iactionK Ils ne regardent pas s'il est^à autrui; c'est assez qu'il leur plaise pour le désii-er. Ils s'imaginent que tout .est à eux; ils ne considèrent pas s'il leur est nuisible : •ils ne songent qu'à se satisfaire. Il n'importe que cet acier /coupe; c'est assez qu'il brille à leurs yeux.
C'est ainsi que les méchants... Ils^ veulent posséder tout ce qui leur plaît, sans autre titre que leur avarice. Enfants inconsidérés : avec cette différence qu'ils ont de la force. La nature donne [a] des bornes : aux enfants la faiblesse, aux hommes la raison. La faiblesse empêche ceux-là d'avoir tout l'effet de leurs désirs ardents; ceux-ci ont la force, mais la raison sert de frein à la volonté. A mesure qu'on est raisonnable, on apprend de plus en plus à se modérer^...
Posse quod velis... Velle quod oportet [Pouvoir ce qu'on veut, vouloir ce qu'il faut] : l'un dépend des conjonctures tirées du dehors [h); l'autre fait la bonne constitution du dedans [c]. Pouvoir ce qu'on veut peut convenir aux plus méchants; vouloir ce qu'il faut, c'est le privilège [d) inséparable des gens de bien ^.
Var. [n) a. — {b) Dépend du hasard. — [c] Est un effet de la raison. — ((Jf) L'ouvrage.
1. Ed. : en action : le feu sur le visage, V impatience dans le cri : variante du manuscrit dont on a fait , en l'insérant dans le texte , un pléonasme.