Image eiiq^runtée à l'astrologie
4. Le sang du prince de Condé était le sang même des rois. Celui des ducs d'Épernon était mêlé, en clTet, au sang de jtlusicurs maisons royales. Floquel, ibid, p. 382.
rendue et qui a été [a] si longtemps heureuse sous votre conduite ^ Elles durent et dureront à jamais dans les affections de ces peuples, qu'un si long temps n'a pas altérées^. Que de trophées de cette nature s'était élevés en Guyenne^ votre âme si grande et si bienfaisante! L'envie n'a jamais pu les abattre : elle les a peut-être couverts pour un temps'*; mais enfin tout le monde a ouvert les yeux, et l'éclat solide de votre vertu a dissipé l'illusion de quelques années^. Tant il est vrai, Monsigneur, qu'une puissance si peu limitée et qui ne s'occupe, comme la vôtre, qu'à faire du bien, laisse des impressions immortelles. Mais je ne prétends pas ici prévenir les doctes et éloquentes harangues . par lesquelles Votre Altesse sera célébrée. Je dois ma voix au Sauveur des âmes et aux vérités de son évangile, et il me suffit d'avoir dit ce mot pour me joindre aux acclamations du public et témoigner la part que je prends aux avantages de ma patrie®. Écoutons maintenant parler Jésus-Christ; après que ^ etc.
Var. (a) La célèbre ville de Metz, qui a été.
1 . Il s'agit de la ville de Metz, que l'Empire avait, en effet, rendus à la France par les traités de Cateau-Cambrésis (1559) et de Wcstphalie (1648). Le duc d'Épernon avait succédé à son père dans le gouvernement de la ville de Metz.
2. Témoignage flatteur dans la boucbe de Bossuet, grand arcbidiacre de la cathédrale de Metz et membre de l'assemblée des Trois- Ordres qui administrait cette ville,
3. Là, comme à Metz, le duc d'Épernon avait succédé à son père en qualité de gouverneur. 11 y avait rendu des services; mais Bossuet voit les choses d'un peu loin , lorsqu'il donne à entendre que le duc avait gagné en Guyeime les affections des peuples.
4. Victime de î^inimitié personnelle du cardinal de Richelieu, et, par ses ordres, condamné à mort, le duc d'Epernon avait dû se réfugier en Angleterre.
5. Condamné en 1G39, le duc d'Épernon fat réhabilité en 1G43. G. La ville de Dijon, où l'on sait que Rossuet était né.
"< . Il est facile de compléter la phrase : Après que nous aurons im-
108 SUR LA TROVIDENCE.
[AVE
Ce que dit Tertullien est très-véritable : « que les hom- « mes sont accoutumés, il y a longtemps, à manquer au « respect qu'ils doivent à Dieu » et à traiter peu révéremment les choses sacrées : Semper humana gens maie de Deo meruit ^ Car outre que, dès l'origine du monde, l'idolâtrie a divisé son empire et lui a voulu donner des égaux, l'ignorance téméraire et précipitée a gâté, autant qu'elle a pu, l'auguste pureté de son être par les opinions étranges qu'elle en a formées. L'homme a eu l'audace de lui disputer tous les avantages de sa nature, et il me serait aisé de vous faire voir qu'il n'y a aucun de ses attributs qui n'ait été l'objet de [a) quelque blasphème. Mais de toutes ses perfections intinies, celle qui a été exposée à des contradictions plus opiniâtres, c'est sans doute cette Providence éternelle qui gouverne les choses humaines. Rien n'a paru plus insupportable à l'arrogance des libertins, que de se voir continuellement observée^ par cet œil toujours veillant de la Providence divine; il leur a paru, à ces libertins, que c'était une contrainte importune de reconnaître qu'il y eût au ciel une force supérieure qui gouvernât tous nos mouvements, et châtiât nos actions déréglées avec une autorité souveraine. Ils ont voulu secouer le joug de cette Providence qui veille sur nous, alin d'entretenir dans l'indépendance une liberté indocile, qui les porte à vivre à leur fantaisie, sans crainte {b), sans retenue et sans discipline.
Var. (a) Déshonoré par. — {b) Règle.
jiloré le secours d'en haut (ou : demandé la grâce du Saint-Espril) par l'inlercession de la sainte Vierge.
!. Apolofj., 40.