‹ Choix de sermons de la jeunesse de BossuetChapitre 116 sur 460 · De coïona · texte numérisé non relu

De coïona

10. La Sainte-Chapelle de Dijon, ducale autrefois, royale depuis la

il est impossible que cette joie ne soit inliiiiniciit juste, venant d'un principe de reconnaissance.

Et certainement, Monseigneur, quelques grands préparatifs que l'on fasse pour recevoir {a) demain Votre Altesse^ , son entrée n'aura rien (le plus magnifique, rien de plus grand ni de plus glorieux que les vœux et la reconnaissance publique de tous les ordres de cette province, que votre haute générosité a comblée de biens, et à qui votre main armée [b) a donné la paix que votre autorité lui conserve*. Le plus digne emploi d'un grand prince , c'est de sauver les pays entiers et de montrer, comme Votre Altesse, l'éminence de sa dignité par l'étendue de ses influences*. C'est l'efiet le plus relevé que puisse produire en vous votre sang illustre, mêlé si souvent dans celui des rois (c) *. Toutes ces obligations si universellement répandues, ce sont, Monseigneur, autant de colonnes que vous érigez à votre gloire dans les cœurs des hommes, colonnes augustes et majestueuses, et plus durables que tous les marbres; oui, plus fermes et plus durables que tous les marbres. Autrefois de pareils bienfaits vous ont dressé de pareilles marques dans cette ville illustre et fameuse que l'Empire nous a

Var. (a) Honorer. — {0) Épée. — (c) De tant de races souveraines cl couronnées.

réunion de l.i Lourgogne à la France, el où devait êlre ciianté le lendemain un Te Deum.

1. Alicssc csl le mot qui convient dans un compliment adressé au duc d'Épernon. L'orateur aurait traité le prince de Condé d'Altesse iéréuiisime.

2. Allusion aux succès remportés par le duc d'Épernon Eur les re- IjcHcs, et particulièrement à la réduction du château de Dijon, d'où ils bombardaient la ville (décembre 10.^0), à fellc de Seurre, qui leur servait de quartier pénéral (juin IC53). V. Floquel, Etudes,], 383.

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