‹ Choix de sermons de la jeunesse de BossuetChapitre 159 sur 460 · Ibid., t. 1, liv. III et V · texte numérisé non relu

Ibid., t. 1, liv. III et V

4. La septuagésime tombait en 1659, le 9 février : le sermon aurait donc été prononcé, au plus tard, le samedi 15. Or l'on sait que, le 4, Bossuet signait encore, à Metz, le procès-\erbal de rAssemblce des Trois-Ordres. {Tbid., p. 555.)

rite qui avait pu lui ôtre demandé avant son di'part de Metz par les religieuses et par M. Vincent, dont on sait que l'archidiacre de la cathédrale de Metz aimaità seconder les efforts en toutes choses. Le sermon sur VEminente dignité des pauvres aurait donc inauguré la brillante carrière que le prédicateur allait fournir désormais dans les chaires de la capitale (1659-1669).

L'aspect du manuscrit * et le caractère même de la composition semblent confirmer sur ce point la conjecture de M. Floquet. Bossuet avait d'abord jeté sur quatre feuillets de même format -, couverts dans tous les sens jusqu'à la marge, le texte d'un entretien très-court et très-simple. Il aura senti le besoin de revenir sur ce travail et d'ajouter quelque chose à ses raisons, pour les rendre plus persuasives, mais sans changer le caractère d'une exhortation où les formes du style sont restées austères comme le fond de la doctrine.

Le corps du discours avait pu être composé d'avance; les additions ont été écrites à la dernière heure et très-vite sur le premier papier venu ^ : par exemple, sur le feuillet blanc de deux lettres que Bossuet venait de recevoir au Doyenné de Saint-Thomas-du-Louvre *. Elles se rapportent à chacun des trois points, avec des renvois plus ou moins clairs, et sans que Bossuet ait toujours effacé les parties de sa première rédaction auxquelles il les substituait.

Ce qu'il n'a point efTacé méritait d'être conservé ; mais les éditeurs ne sont pas entrés, je le crois, dans la pensée de l'orateur, en les intercalant dans le texte ; pour éviter toute confusion, je restitue ces passages dans leur intégrité, mais à la suite du sermon, comme le complément naturel des variantes.

Le manuscrit ne donne pas le sommaire de ce discours.

1. On y reconnaît les grandes feuilles et la grande écriture du carême des Minimes (IGGO), et on peut affirmer, tout au moins, que le discours a ùié écrit de 1C59 à IGGl.

Page 1