I Cor
4. Trois lignes omises par les éditeurs, qui les remphicciit pM' un long développemenl priô dans le jjremier brouillon. (.1. Var. A.
170 SUR L'ÉMIXEXTE DIGNITÉ
les plaindre, ni même de les assister, mais que nous devons concevoir pour eux de grands sentiments de respect. Saint Paul nous en donne l'exemple. Écrivant aux Romains d'une aumône qu'il allait porter aux fidèles de Jérusalem, [il] leur parle en ces termes : « Je vous conjure, « mes frères, par Notre-Seigneur Jésus-Christ et par la « charité du Saint-Esprit, que vous m'aidiez par vos « prières auprès de Dieu, afin que les saints qui sont en « Jérusalem agréent le présent que j'ai à leur faire. » Obsecj'o vos, fratres^per Dominum nostrum Jesum Christum et per charitatem SancliSpiritu%, ut adjuvetis me in orationibus vestris pro me ad Deum^ ut. . . obsequii met oblatio accepta fiat inJerusalemsanctis'^.(^m n'admirerait, chrétiens, comme il traite les pauvres honorablement! Il ne dit pas : l'aumône que j'ai à lui faire, ni l'assistance que j'ai à leur donner; mais : le service que j'ai à leur rendre. Il fait quelque chose de plus, et je vous prie de méditer ce qu'il ajoute : « Priez Dieu, dit-il, mes chers frères, que mon service leur soit agréable. » Que veut dire le saint apôtre, et faut-il tant de précautions pour [a] faire agréer une aumône? Ce qui le fait parler de la sorte, c'est la haute dignité des pauvres. On peut donner pour deux motifs : ou pour gagner l'affection, ou pour soulager la misère [by^ ou par un effet d'estime, ou par un sentiment de pitié : l'un est un présent, et l'autre une aumône. Dans l'aumône, on croit ordinairement que c'est assez de donner: on apporte plus de soin dans le présent et il y a un certain art innocent de relever le prix de ce que l'on donne (c) ^ par la manière et les circons-
Var. (a) Quoi? faul-il tant de précaution pour...-^(Z>) Nécessité. — [c] D'en relever le prix.
1. l\om., XV, 30, 31. Au bas de la page, Bossuet donne aussi le dernier verset de saint Paul en grec.