CEuvres de Bossuet, t. V. (l'aris, 1772), p
se ressemblent beaucoup, chacun néanmoins a son caractère propre, des tours souvent tr^s-différents; l'un développe ce qui n'est quV'bfinrhé dans l'aulre, et d'ailleurs celui-ci contient des morce.uîx considérables qui ne se trouvent point dans le premier. Nous les donnons donc tous deux tels que Bossuet les a co7nposo< K» On peut y C'tre trompé et croire que D. Déforis a persévéré dans une entreprise où il ne devait pas réussir, et que les éditeurs de Versailles, — car ils signent la note, — sont les premiers qui aient donné séparément les deux sermons, et « tels que l'auteur les a produits. »
Coupons court à la méprise et faisons amende honorable a D. Déforis. Le sermon sur les Démons a été donné tout d'abord avec une fidélité scrupuleuse, à l'exception toutefois d'une interpolation que j'ai corrigée, et qui avait échappé jusqu'à présent à tous les éditeurs.
Je donne ici le sommaire de Bossuet placé dans le recueil de la Bibliothèque impériale et imprimé par M. Lâchât en tète de i'autre sermon sur les Démons : c'est bien à celui-ci qu'il se rapporte. La confusion est d'autant plus excusable que le sommaire n'indique pas de pagination, et que le plan des deux discours offre peu de différence. Il suffirait pourtant d'un reuToi au livre de Tertullien contre les Valeniiniens^ pour décider la question, puisque l'on trouve dans le second sermon une comparaison tirée de ce traité qui ne se trouvait pas dans le premier.
« Premier point ^. — Ce qui est donné pour ornement aux natures intelligentes leur tourne en supplice. Opération cachée de la main de Dieu.
« Second point. — Envie : espèce d'orgueil, mais qui va à ses fins par des voies cachées, parce que c'est un orgueil lâche et timide. L'orgueil naturellement se découvre, parce qu'il fait le généreux.
u Jal(jusi'' des anges. Pharaon, Éz(chiel, xxxn. Moyens imperceptibles du malin esprit. Tertullien. Comparaison du serpent: Tertullien [adv.] Valent.