Ed. : quelques distances
2. Ici de même Bossuet emploie le singulier, et le singulier est aussi logique dans ceUe phrase que le pluriel dans la j)lirase suivante.
.3. Ed. -.mais qur m'en revfe-r-j/dcA p/a/s/r* j7//c//<:s?En merapprochant de la ponctuation du manuscrit, je rends la phrase correcte et plus claire.
elles dépendent de Dieu devant que^ du temps; le temps ne les peut retirer de son empire, il est au-dessus du temps: à son égard cela demeure, cela entre dans ses trésors; ce que j'y aurai mis, je le trouverai. Ce que je fais dans le temps, passe par le temps à l'éternité; d'autant que le temps est compris et est sous ^l'éternité,, et aboutit à l'éternité. Je ne jouis des moments de ce^pk^saque durant le passage; quand ils passent, il faut que j'en réponde comme s'ils demeuraient. Ce n'est pas assez dire : « Ils sont passés, je n'y songerai plus; » ils sont passés, oui pour moi, mais à Dieu, non; il m'en demandera compte.
Eh bien! mon âme, est-ce donc si grand' chose ^ que cette vie? et si cette vie est si peu de chose, parce qu'elle passe, qu'est-ce que les plaisirs qui ne tiennent pas toute la vie, et qui passent en un moment? cela vaut-il bien la peine de se damner? cela vaut-il bien la peine de se donner tant de peine, d'avoir tant de vanité? Mon Dieu, je me résous de tout mon cœur en votre présence de penser tous les jours , au moins en me couchant et en me levant ^, à la mort. En cette pensée : « J'ai peu de temps, j'ai beaucoup de chemin ^ à faire, peut-être en ai-je encore moins que je ne pense, » je louerai Dieu de m' avoir retiré ici pour songer à la pénitence. Je mettrai ordre à mes affaires, à ma confession, à mes exercices, avec grande exactitude, grand courage, grande diligence; pensant non pas à ce qui passe, mais à ce qui demeure.