Viv. : lorsqu'il ira
gile (a)' : Ipsum midite. C'est ce qui fait dire à Tertullicn, dans le livre de la Résitrrectiojr, que la parole de vie est comme la chair du Fils de Dieu : Itaque sermonem constititens vîvificatorem...,enmdem etiam carnem snam dixit^ : et au savant Origène {Homélie xxxv sur saint Matthieu) ^ que la parole qui nourrit les âmes est une espèce de *second corps {b) dont le Fils de Dieu s'est revêtu. Partis quem Deus corpus suum esse [fateturY x^erbum est nutritorium animarum^. Que veulent-ils dire, messieurs, et quelle ressemblance ont-ils pu trouver entre le corps de notre Sauveur et la parole de son Évangile? Voici le fond de cette pensée : c'est que le Fils de Dieu, retirant de nous cette apparence visible et désirant néanmoins demeurer encore avec ses tidèles, il ^ a pris comme une espèce de second corps, je veux dire la parole de son Évangile, qui est, en efi'et, comme un corps dont la vérité est revêtue, et en (c) ce nouveau corps', âmes saintes, il vit et il converse encore avec nous ; il agit et il travaille encore pour notre salut; il *renouvelle à nos yeux tous ses mystères (rf)®.
C'est pour cela^ que les saints docteurs ont tant de fois
Var (a) Repardez dans la parole dans laquelle il s'est renfermé luim^me. — {0) Une capUce de corps. — (c) Par le moyen de, — (d) // prêche et il nous donne tous les jours des enseignements de vie éter^ nelle.
1 . Ed. : dans lequel il s'est lui-même renfermé. Ms, : dans laquelle i7 [a] lui-même renfermé pov.r nous toute sa doctrine. — Les mots imprimés en italiques appartiennent à une seconde rédaction, ("omme la phrase est incomplète, j'ai mieux aimé garder la rédaction priniitive.