‹ Choix de sermons de la jeunesse de BossuetChapitre 252 sur 460 · Déf. Vers. : c'est en vain · texte numérisé non relu

Déf. Vers. : c'est en vain

10. Ed. : que l'on reiiifirriue. — iJ^. : que ion nous remarque.

notre entendement, quelque soin que prennent les hommes de démêler le vrai d'avec le faux, si celui dont il est écrit qu'il « éclaire tout homme venant au monde \ » n'envoie une lumière invisible sur les objets et lintelligence, jamais nous ne ferons le discernement 2. C'est donc en sa lumière que nous découvrons la diliérence des choses; c'est lui qui nous donne un certain sens qui s'appelle le « sens de Jésus-Christ \ » par lequel nous goûtons [a] ce qui est de Dieu ; c'est lui qui ouvre le cœur et qui nous dit au dedans ; C'est la vérité qu'on vous prêche. Et c'est là, comme je l'ai dit, la prédication véritable. C'est ce qui a fait* dire à saint Augustin : « Voici, mes « frères, un grand secret : » Magnum sacrcnnentum, fratres^: le son de la parole frappe les oreilles, le Maître est au dedans ; on parle dans la chaire, la prédication se fait dans le cœur. Sonus verborum [nosty^orum] aures percutit^ magister intus est,^. Car il n'y a qu'un maître qui est Jésus-Christ, et lui seul enseigne les hommes. C'est pourquoi ce maître céleste a dit tant de fois : « Qui a des « oreilles pour ouïr, qu'il écoute'. » Certainement, chrétiens, il ne parlait pas à des sourds, mais il savait, ce divin docteur, qu'il y en a qui en voyant ne voient pas et qui en écoutant n'écoutent pas^ qu'il y a des oreilles intérieures où la voix humaine ne pénètre pas et oii lui

Var. (a) Connaissons.

Page 1