Ed. : oit se délerminent
l'on donne [ay le branle à ses mouvements, c'est là qu'il faut se rendre attentif pour écouter Jésus-Christ {b).
Si vous lui prêtez ^ cette attention, c'est-à-dire si vous pensez à vous-même, au milieu du son qui vient à l'oreille et des pensées qui naissent dans l'esprit, vous verrez partir quelquefois comme un trait de flamme (c)^. Car ce n'est pas en vain que saint Paul a dif* que «la parole de Dieu est vive, efficace, plus pénétrante qu'un glaive tranchant des deux côtés; qu'elle va jusqu'à la moelle du cœur et jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit^)) c'est-à-dire, comme il l'explique, qu'elle «discerne toutes les pensées et les plus secrètes intentions du cœur; » et c'est ce qui fait dire au même apôtre que la prédication est une espèce de prophétie: [Celui qui prophétise parle aux hommes pour les édifier, les exhorter et les consoler] : Qui profÂetat^ hominibus loquitur ad œdificationem, et exhortaiionem, et consolationem^; parce que Dieu fait dire quelquefois aux prédicateurs je ne sais quoi de tranchant qui, à travers nos (d) voies tortueuses et nos passions compliquées, va trouver ce péché que nous [dérobons] [e] et qui dort dans le fond du cœur. C'est alors, c'est alors, mes frères, qu'il faut écouter attentivement Jésus-Christ qui contrarie nos pensées, qui nous trouble dans nos plaisirs (/), qui va mettre la main sur nos blessures. C'est alors qu'il faut faire ce que dit
Var. (a) Où l'on donne — où se donne le branle à ses mouvements. —
[h] Pour écouler parler J.-C. — (c) à vous même, un trait de
flamme viendra quelquefois vous percer le cœur, el ira droit au principe de vos maladies. — (d) Vos. — (e) Vous dérobez. — (/) Désirs.