‹ Choix de sermons de la jeunesse de BossuetChapitre 258 sur 460 · I Cor., XIV · texte numérisé non relu

I Cor., XIV

r[Ecclésiastique]: [Que l'homme sensé entende une parole sage, il la louera et se l'appliquera aussitôt] : Verbxnn sapiens quodcunque audierit scius, laudabitetad se adjiciet^. Si le coup^ ne va pas encore assez loin, prenons nousmêmes le glaive et enfonçons-le plus avant. Que plût à Dieu que nous portassions le coup si avant que la blessure allât jusqu'au vif, que le sang coulât par les yeux, je veux dire les larmes, que saint Augustin appelle si élégamment le sang de l'âme ^. Mais encore n'est-ce pas assez; il faut que de la componction du cœur naissent les bons désirs, en sorte que les bons désirs se tournent en résolutions déterminées, que les saintes résolutions se consomment par les bonnes œuvres, et que nous écoutions Jésus-Christ par une fidèle obéissance à sa parole.

TROISIÈME POINT

Le Fils de Dieu* a dit dans son Évangile: «Celui qui « mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi et « moi en lui^; » c'est-à-dire que si nous sortons de la sainte table dégoûtés des plaisirs du siècle, si une sainte douceur nous attache constamment et fidèlement à Jésus-Christ et à sa doctrine, c'est une marque certaine que nous y avons goûté véritablement combien le Seigneur est doux. Il en est de même, messieurs, de la parole céleste, qui a encore ce dei^nier rapport avec la divine Eucharistie, que, comme {a) nous ne connaissons si nous avons reçu dignement le corps du Sauveur qu'en nous mettant en état qu'il paraisse qn'un Dieu nous nourrit

Var. {a) Et comme.

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