De anima, T, n
sions que ces représentations sont très-dangereuses! Combien de plaisirs et de charmes imagine-t-on dans ]p chose dont l'imitation même est si agréable! Les impressions demeurent des passions de théâtre : celles de la parole spirituelle sont bien plus tôt emportées*, le temporel les étouffe. Ou nous écoutons froidement, ou il s'élève seulement en nous des affections languissantes , faibles imitations des sentiments véritables, désirs toujours stériles et infructueux. La forte émotion s'écoule bientôt ; la secrète impression demeure, qui dispose le cœur par une certaine pente. L'impression des sermons, qui ne trouve rien de sensible à quoi elle pui&se se prendre, est bien plus tôt emportée. De telles émotions, faibles, imparfaites, qui se dissipent en un moment, sont dignes d'être formées dans un théâtre où l'on ne voit que des choses feintes, plulôt que devant les chaires évangéliques où la sainte vérité de Dieu parait dans sa pureté.
Et noîuerunt attendere, et avertenint scapulam recedentem ; « [ils] retirent leurs épaules pour ne point porter le joug salutaire; » et aures suas aggravaverunt ne audirent.
Et cor suum posuerunt ut adamantem, ne audirent legem
et facta est indignatio magna a Domino exercituum.
Et factum est sicut locutus est, et non audierunt : sic clamabunt, et non exaudiam, dicit Dominus exercituum '.