Déf, Vers. : et non-seulcmcnl
« mais ils tremblent. » Ainsi la vérité est respectée dans le ciel et dans le'* enfers; la terre est au milieu, et c'est là seulement qu'elle est méprisée. Les anges la voient, et ils l'adorent; les démons la haïssent, mais ils ne la méprisent pas, puisqu'ils tremblent sous sa puissance : c'est nous seuls, ô mortels, qui la méprisons, lorsque nous l'écoutons froidement, et comme une chose indifférente que nous voulons bien avoir dans l'esprit, mais à laquelle il ne nous plaît pas de donner aucune place dans notre vie. Et ce qui rend notre audace plus inexcusable [a], c'est que cette vérité éternelle n'a pas fait comme le soleil, qui, demeurant toujours dans sa sphère, se contente d'envoyer ses rayons aux hommes : elle, dont le ciel est le lieu natal, a voulu aussi naître sur la terre : Veritas de terra orta est ^. Elle n'a pas envoyé de loin ses lumières; elle-même est venue nous les apporter, et les hommes, toujours obstinés, ont fermé les yeux; ils ont haï sa clarté, à cause que leurs œuvres étaient mauvaises, et ont contraint le Fils de Dieu de leur faire aujourd'hui ce juste^ reproche : Si veritatem dico vobis, [qicare non creditis mihi? « Si je vous dis la vérité, pourquoi ne me croyezvous pas? » ] Puisqu'il nous ordonne, messieurs, de vous faire aujourd'hui ses plaintes touchant cette haine de la vérité, qu'il nous accorde aussi son secours pour plaider fortement sa cause, la plus juste qui fut jamais. C'est ce que nous lui demandons par les prières de la sainte Vierge.
Var. (o) Ce qui nous rend plus inexcusablea,