‹ Choix de sermons de la jeunesse de BossuetChapitre 278 sur 460 · Ms., f · texte numérisé non relu

Ms., f

6. Joan.j VIII, 37. Ed. : c'est-à-dire , si nous l'entendons, parer, que vous haïssez ma vérité sainte, parce que, la rejetant de vos mœurs, partout où elle vous piraît elle vous choque ; et partout oîi elle vous choque^ vous voudriez pouvoir la détruire. Glose que Bossuet , après coup , sui a trouvée inutile

clieurs, sur qui nous mettons la main lorsque nous chassons de notre âme, et que nous bannissons de notre vie la rè^le de la vérité? Nous crucitions Jésus-Christ encore une fois; il nous dit aussi bien qu'aux Juifs: Quœritis me interficere'^, car quiconque hait la vérité et les lois immuables qu'elle nous donne, il tue spirituellement la justice et la sagesse éternelle qui est venue nous les apprendre : et ainsi se revêtant d'un esprit de Juif, il doit penser avec tremblement que son cœur n'est pas éloigné (de se laisser] emporter [a] * à la cabale sacrilège qui l'a mis en croix [b).

Folle et téméraire entreprise du pécheur, qui entreprend sur l'être de son auteur même, par l'aversion qu'il a pour la vérité ! Gladius eorurn intret in corda ipsorum, et arcus eorum confringatur^ : « Que son glaive lui perce le « cœur, et que son arc soit brisé. » Deux sortes d'armes dans les mains du pécheur : un arc pour tirer de loin, un glaive pour frapper de près. La première arme se rompt, et est inutile; la seconde a son effet, mais contre lui-môme. Il tire de loin, chrétiens, il tire contre Dieu; et non-seulement les coups n'y arrivent pas, mais encore l'arc se rompt au premier effort. Mais ce n'est pas assez que son arc se brise, que son entreprise demeure inutile; il faut que son glaive lui perce le cœur, et que, pour avoir tiré de loin contre Dieu, il se donne lui-même un coup sans remède. Ainsi son entreprise retombe sur lui, il met son âme en pièces par l'effort téméraire qu'il

Yak. (a) Qu'il se serait facilement laissé emporter. — (b) Fait mourir.

1. Ms. ; ProptereamevuUis interficere. — Deforisa tort en cet endroit de compléter la cilalion et de la Iraduirti : ces additions superflues coupent le fil du i aidonnement et le font languir.

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