Prov., XX
2. Mich. VI, 10. — Ms. Viv.: Zacftarie, Bossuet attribuait à Zacharie les paroles de Michée. Les Bénédictins sont entrés dans sa pensée en rétablissant l'exactitude de la citation.
3. Ma., f. 52-57 (paginés en lettres capitales A-0. Cf. les renvois du sommaire autographe). Ce troisième point a été, comme le précédent, rapporté au discour» suivant (Déf., t. V, p. 524-530; Vers., xiii, 75; Yiv., ix, 4 31).
C'est pourquoi nous apprenons par les saintes Lettres que l'un des devoirs les plus importants de ceux qui sont établis pour être les dépositaires de la vérité, c'est de reprendre sévèrement les personnes, et il faut que nous apprenions de saint Augustin quelle est l'utilité d'un si saint emploi. Ce grand homme nous l'explique en un petit mot, au livre De la Correction et de la Grâce ^ où, faisant la comparaison des préceptes que l'on nous donne avec les (a) reproches que l'on nous fait, et recherchant à fond, selon sa coutume, l'utilité de l'un et de l'autre, il dit que « comme on nous enseigne par le précepte ce que nous avons à faire, on nous montre {b) par les reproches que si nous ne le faisons [pas], c'est par notre faute. »
Et en effet, chrétiens, c'est là le fruit principal de telle censure. Car quelque front qu'aient les pécheurs, le péché est toujours timide et honteux; c'est pourquoi qui médite un crime médite pour l'ordinaire une excuse; c'est surprise, c'est fragilité, c'est une rencontre imprévue. Il se cache ainsi à lui-même plus de la moitié de son crime. Dieu lui suscite un censeur charitable, mais rigoureux, qui, perçant toutes ses défenses (c), lui fait sentir que c'est par sa faute, et lui ôtant tous les vains prétextes , ne lui laisse que son péché avec sa honte. Si quelque chose le peut émouvoir, c'est sans doute cette sévère correction, et c'est pourquoi le divin apôtre ordonne à Tite, son cher disciple, d'être dur et inexorable en quelques rencontres : « Reprenez-les , dit-il, durement, » Jncrepa illos dnre^; c'est-à-dire qu'il faut jeter quelquefois au front des pécheurs impudents des vérités toutes sèches, qui les fassent rentrer en eux-mêmes d'é-
Yar. [a) Et des. — {b) Fait sentir. — [c] Excuses.