FIN OU SUITE DU PREMIER POINT
Mais revenons à notre sujet et continuons de suivre la piste de l'aversion (a) que nous avons pour la vérité et pour ses règles invariables.
Vous avez vu, chrétiens, que le pécheur la détruit (6) * tout autant qu'il peut, non-seulement dans la loi et dans l'Évangile qui en sont, vous avons-nous dit, de fidèles copies (c), mais encore dans le sein de Dieu, où elles sont écrites en original, il voit qu'il est impossible : «Je suis Dieu, dit le Seigneur, et ne change [point] ». » Quoi que l'homme puisse attenter, ce qu'a prononcé sa divine bouche est fixe et invariable ; ni le temps, ni la coutume ne prescrivent point contre l'Évangile : Jesm Christus heri et hodie, ipse etin sœcuîa'' : « [Jésus-Christ « était hier, il est aujourd'hui, et il sera le môme dans tous les « siècles.] » il ne faut donc pas espérer que la loi de Dieu se puisse détruire. Que feront ici les pécheurs toujours poussés secrètement dans cette haine secrète de la vérité qui les condamne? Ce qu'ils ne peuvent corrompre, ils l'altèrent; ce qu'ils ne peuvent abolir, ils le détournent, ils le mêlent, ils lefalsifîent, ils tâchent de l'éluder par de vaines subtilités {d). Et de quelle sorte, messieurs? en formant des doutes et des incidents, en réduisant l'Évangile à des questions artificieuses, qui ne servent qu'à faire perdre, parmi des détours infinis, la trace toute droite de la vérité.
Car ces pécheurs subtils et ingénieux, qui tournent de tous
Var. (o) De la haine. — {b)En df'fruit — la veut détruire.— (c) Les véritables copies. — (d) Par des (jueslions dangereuses.
1. Ms., f. 22, i3, 27. Déf., t. V, p. 497. (Cf. Vers., XIII, p. 39, • Viv., IX, 405.)
2. Déf. : en détruit tout, autant qu'il peut. Vers. Viv. : les déiruii.