Jlebr,, XIII, 8. Ms. : et ipse
côtés l'Évangile, qui irouvent des raisons de douter sur l'exécution de tous ses préceptes, qui fatiguent les casuistes par leurs consultations infinies, ne travaillent qu'à envelopper la règle des mœurs. Ce sont des hommes, dit saint Augustin, « qui se tourmentent beaucoup pour ne trouver pas ce qu'ils « cherchent : » Nihil îaborant nisi non ùivenire quod quœnint ' : ou plutôt ce sont ceux dont parle l'Apôtre, qui n'ont jamais de maximes fixes ni de conduite certaine, «qui apprennent toujours et qui n'arrivent jamais à la science de la vérité: » Semper discentes, et nunquam ad scientiainveiitatispenenientes^.
Ce n'est pas ainsi, chrétiens, que doivent être les enfants de Dieu. A Dieu ne plaise que nous croyions que la doctrine chrétienne soit toute en doutes ^ et en questions ! l'Évangile nous a donné quelques principes, Jésus-Christ nous a appris quelque chose : qu'il puisse se rencontrer quelquefois des difficultés extraordinaires, je ne m'y veux pas opposer; mais je ne crains point d'assurer que, pour bien régler notre conscience sur la plupart des devoirs du christianisme, la simplicité et la bonne foi sont de grands docteurs : ils laissent peu de choses indécises. Par la grâce de Dieu, messieurs, la vie pieuse et chrétienne ne dépend pas des subtilités ni des belles inventions de l'esprit humain : pour savoir vivre selon Dieu en simplicité, le chrétien n'a pas besoin d'une grande étude ni d'un grand appareil de littérature : « Peu de choses « lui suffisent, dit Tertullien, pour connaître de la vérité au- « tant qu'il (a) lui en faut pour se conduire : » Christiaîio paucis ad scientiam veritatis opus est''.
Qui nous a donc produit tant de doutes, tant défausses subtilités, tant de daagereux adoucissements sur la doctrine des mœurs, si ce n'est que nous voulons tromper. ou être trompés? Ces 5 excellents docteurs, auxquels je vous renvoyais, la simplicité et la bonne foi, donnent des décisions trop for-
Var. (a) Ce qu'il.