Ed. : Ces deux
melles*. La chair qui est condamnée* cherche des dc!oiirs et des embarras. De là tant de questions et tant de chicaiics. C'est pourquoi saint Augustin a raison de dire que ceux qui les forment soufïîent sur de la poussière et jettent de la terre dans leurs yeux. Sufflantcs in pukerem et excitantes ferram in oculos suos '. Ils étaient dans le grand chemin, et la voie de la justice même leur paraissait toute droite; ils ont soufflé sur la terre, et de vaines contentions, des questions de néant {a] qu'ils ont excitées, ont troublé leur vue comme une poussière importune, et ils ne peuvent plus se conduire.
Sans faire ici la guerre à personne, si ce n'est à nous-mêmes et à nos vices, nous pouvons dire hautement que notre attachement à la terre et le relâchement (6) de la discipline ont fait naître plus que jamais en nos jours de vaines et pernicieuses subtilités. Règle pour s'examiner * : Quiconque est inquiet et veut se mettre en repos , voyez quelle est cette inquiétude et de quelle cause elle vient. Par là vous pouvez connaître votre disposition véritable. Mais si vous voulez ne vous tromper pas à connaître quelle est cette inquiétude et de quelle cause elle vient, examinez attentivement ce que vous craignez. Ou vous craignez de faire mal, ou vous craignez qu'on vous dise (c) que vous faites mal. L'un est la crainte des enfants de Dieu, l'autre est la crainte des enfants du siècle. Si vous craignez de mal faire, vous cherchez Jésus-Christ dans l'esprit des Mages pour rendre honneur à la vérité; sinon vous cherchez Jésus-Christ dans l'esprit d'Hérode, pour lui faire outrage».
Var. {a] De nul poids. — (b) L'affaiblissement, — (c) De savoir.
1. Ed. j pour notre conduite. Ainsi nous pouvons dire, etc. C'est là qu'on a renou''^ le discours de 1C66 avec celui de IGGl. (V. plus loin, p. 335.) J'ai préféré restituer dans son intégrité la rédaction primî'ivc.