Peut-être faut-il supririmâr les mots : en nous-mêmes
:i:i) SUR LA HAINE DE LA VÉRITÉ.
montrées par les autres hommes^ nos semblables, crient toujom's contre les pécheurs, quoique avec des effets très -différents. En Dieu, qui est le juge suprême, la vérité les condamne; en eux-mêmes et dans leur propre conscience, elle les trouble; dans les autres iîommes, elle les confond, et c'est pourquoi partout elle lo'jr déplaît*.
Ainsi en (juelque manière que Jésus-Christ nous enseigne, soit par les oracles qu'il prononce dans son Évangile, soit par les lumières intérieures qu'il répand dans nos consciences, soit par les paroles de vérité qu'il met dans la bouche de nos frères, il a raison de se plaindre que les hommes du monde (a) le haïssent, à cause qu'il censure leur mauvaise vie. Tls haïssent^ la vérité parce qu'ils voudraient premièrement que ce qui est vrai ne fût pas vrai ; ensuite ils voudraient du moins ne le pas connaître; et, parce qu'ils ne veulent pas le connaître, ils ne veulent pas non plus qu'on les en avertisse. Au contraire, messieurs, nous devons apprendre à aimer la vérité partout oîi elle est, en Dieu, en nousmêmes, dans le prochain, afin qu'en Dieu elle nous règle, en nous-mêmes elle nous excite et nous éclaire, dans le prochain elle nous reprenne et nous redresse : et c'est le sujet de ce discours.
Var. (a) Les enfants du siècle.
1 . Peut-être faut-il rejeter aussi parmi les variantes les mots : les autres hommes.
2. Déf., Vers, : [« Si l'homme sujet à s'enivrer fuit nécessairement celui qui est sobre; Vivipr.dique, celui qui eut chaste-, V in juste , celui qui est juste, et il ne peut soutenir la présence d'aucun saint, parce qu'elle est comme le fardeau qui accable sa conscience : «] Odcrit enim necesse est ebriosus sobrium , continentem impudicus, justum iniquus, et tanquam conscitntiœ onus [prœsenliam sancii cujus(juc] non suslinet,S. Hil. in Ps. cxviii, n. JO. — Le texte est cité par Bossuet à la marge: la traduclion est du premier éditeur.