De Guhcrnat. Dei, VIII, 2. Ms. : ad opprobrium
fuient, et qu'il repousse* ceux qui le rejettent. C'est pourquoi, comme nous lui disons tous les jours : Retirez-vous de nous, Seigneur, « nous ne voulons pas vos voies : » Scientiam viariun tuarumnolumus'^, il nous dira à son tour: « Retirez-vous demoi, maudits^ »et:« Je nevousconnais pas^» Et après quesa vérité aura prononcéde toute saforce cet anathème, cette exécration, (^ette excommunication éternelle, en un mot ce Discedite, « Retirez-vous, » où irontils, ces malheureux, ennemis de la vérité et exilés de la vie? où, étant chassés du souverain bien, sinon au souverain mal? où, en perdant l'éternelle bénédiction, sinon à la malédiction éternelle? où, éloignés du séjour de paix et de tranquillité immuable, sinon au lieu d'horreur et de désespoir et de grincement de dents, là [où] sera le trouble, le ver rongeur, là enfin où seront les pleurs et les flammes dévorantes^ : Ibi erit fîetus et sfridor dentium^. 0 mes frères, qu'il sera horrible de tomber entre les mains du Dieu vivant, quand il entreprendra de venger sur nous sa vérité outragée plus encore par nos œuvres que par nos paroles ! Je tremble en disant ces choses : et certes quand ce serait un ange du ciel qui dénoncerait aux mortels ces terribles jugements de Dieu, le sentiment de compassion le ferait trembler pour les autres : maintenant que j'ai à craindre pour vous et pour nrioi, quel doit être mon étonnement, et combien dois-je être saisi de frayeur 1