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SUR LA HAINE DE LA VÉRITÉ. 33j
naces:«Et moi, répond le Seigneur, j'épancherai sur vous ma colère et je n'aurai point de pitié, » et vous sentirez ma main de près ; « et alors vous saurez, » dit-il, vous qui n'avez pas voulu le croire, vous saurez par expérience, et vous aurez tout loisir d'apprendre par (6f]4'éternité de votre supplice, « que je suis le Seigneur qui frappe : » Et scietis quia ego sum Dominus percutiens^ . Ainsi seront instruits, car ils en sont dignes, ceux qui ne veulent pas se laisser instruire par Jésus-Christ et par TÉvangile. Mais plusieurs, qui ne méprisent pas si ouvertement une autorité si vénérable, ne laissent pas toutefois de corrompre la vérité dans leurs consciences par des maximes trompeuses. L'intérêt et les passions nous ont fait un Évangile nouveau, que Jésus-Christ ne connaît plus. Nul ne pardonne une injure de bonne foi, et nous trouvons toujours de bonnes raisons pour ne voir jamais un ennemi, si ce n'est que la mort nous presse. Mais ni à la vie, ni à la mort, nous ne songeons à restituer le bien d' autrui que [nous avons] {b] usurpé : on s'imagine qu'on se le rend propre par l'habitude d'en user, et on cherche de tous côtés, non point un fond pour le rendre, mais quelque détour de conscience pour le retenir. On fatigue les casuistes par des consultations infinies; et à quoi estce, dit saint Augustin, qu'on travaille par tant d'enquêtes, sinon à ne trouver pas ce qu'on cherche? « Hi hominés nihil laborant^ nisi non invenire quod quœrunt^ , » C'est pourquoi* nous éprouvons tous les jours qu'on nous embarrasse la règle des mœurs par tant de questions et tant
Var, (a) Dans. — (J)\ On ne songe à restituer le bien d' autrui qu'on a i:surpé.