Ed. : rfe son ressort et de sa dépendance
tiques, les peuples se mettaient à couvert sous son ombre^; un grand nombre de créatures, et les grands et les petits, étaient attachés à sa fortune : «ni les cèdres ni les pins, » c'est-à-dire les plus grands de la cour, ne l'éga' laient pas : Abietes non adœquaverunt summitatem ejus..... œmulata sunt eum omnia ligna voluptatis quœ erant in paradiso Dei^. Autant que ce grand arbre s'était poussé en haut, autant semblait-il avoir jeté en bas de fortes et profondes racines.
Voilà une grande fortune, un siècle n'en voit pas beaucoup de semblables; mais voyez sa ruine et sa décadence : « Parce qu'il s'est élevé superbement, et qu'il a porté son « faîte jusqu'aux nues, et que son cœur s'est enflé dans « sa hauteur : pour cela, dit le Seigneur, je le couperai ' « parla racine, je l'abattrai d'un grand coup et le por- « terai par terre ; il viendra une disgrâce et il ne pourra « plus se soutenir^. Tous ceux qui se reposaient sous son « ombre se retireront de lui, de peur d'être accablés « sous sa ruine*. Cependant il tombera d'une grande « chute; on le verra tout de son long couché^ sur la mon- « tagne, fardeau inutile de la terre : » Projicient eum super monfes^; ou, s'il se soutient durant sa vie, il mourra au milieu de ses grands desseins, et laissera à des mineurs des affaires embrouillées qui ruineront sa famille; ou Dieu frappera son lils unique, et le fruit de son travail passera en des mains étrangères; ou Dieu lui fera succéder un
l.Puïcher ramis, etfrondibusnemorosusexcelsusquealtitudîne^ et inîer condensas frondes elevatnm est caciimen ejus. Ezech., xx:îi, 3.