Sap., 17, Î
3. Cf. V Oraison f une' jre de Henriette de France. \. Lib. 111, Epist. LXv, ad Maurit.
l'innocence. Car c'est trahir la justice que de travailler îaibleraent pour elle, et l'expérience nous fait assez voir qu'une résistance trop molle ne fait qu'affermir le vice et le rendre plus audacieux. Les méchants n'ignorent pas que leurs entreprises hardies leur attirent nécessairement quelques embarras; mais après qu'ils ont essuyé une [a) légère tempête qui s'est élevée, ils pensent avoir payé tout ce qu'ils doivent à la justice; ils défient après cela le ciel et la terre, et ne profitent de cette disgrâce que pour mieux prendre dorénavant leurs précautions. Ainsi il faut résister à l'iniquité et soutenir la justice avec une force invincible; et nous pouvons bien le publier devant un Roi si juste, si ferme (by, que c'est dans cette vigueur à maintenir la justice que réside la grandeur et la majesté. Le vulgaire appelle majesté une certaine prestance et une pompe extérieure qui l'éblouit; mais les sages savent bien comprendre que la majesté est un éclat qui rejaillit principalement de la justice, et nous en voyons un bel exemple dans l'histoire du roi Salomon, dont vous ferez, s'ilvousplaît, l'application à nosjours^. «Ce prince jeune et bien fait s'assit, dit l'Écriture, dans le trône du Seigneur en la place de David son père, et il plut à tous :» Sedit Salomon super solium Domini in regempro David pâtre svo, et placuit omnibus^. Voyez en passant, messieurs*, que le trône royal appartient à Dieu, et que les Rois ne le remplissent qu'en son nom. Mais revenons à Salomon. Voilà un prince agréable qui gagne les cœurs par sa bonne mine et sa contenance royale. Mais après qu'il eut ren:\u ce jugement mémorable, écoutez ce qu'ajoute le texte sacré : «Tout Israël,
Var. (a) Quelque.— (è) Si vigoureux.