De IdoloL
446 SUR L'AMÎ5ITI0N.
après avoir imploré le secours d'en haut par l'intercession do la sainte Vierge. Ave.
C'est une règle infaillible * pour les lettres sacrées et les mystères , que lorsque nous trouvons dans la vie ou dans la doctrine du Fils de Dieu quelque contrariété apparente, ce n'est pas (a) une contrariété, mais un mystère. Il ne le fait pas de la sorte pour confondre notre raison, mais pour l'avertir qu'il nous cache quelque grand secret et quelque vérité importante sous cette obscurité mystérieuse. Car comme le Fils de Dieu est la sagesse éternelle, et que c'est en sa divine personne que s'est faite la réunion et la paix des choses les plus éloignées, on voit assez, chrétiens, qu'il faut que tous ses ouvrages s'accordent, et (b) d'ailleurs il est évident qu'il ne peut pas être contraire à lui-môme, lui qui nous a été envoyé comme le centre de la réunion et [de la] réconciliation universelle.
Mais le voile qu'il met dessus n'est pas destiné pour nous en ôter la connaissance, c'est pour nous inviter (c) à la recherche. Ce n'est pas pour nous la faire perdre, mais plutôt il \eut{d) nous la faire trouver avec plus de goût et l'imprimer dans les esprits avec plus de force; ou, comme dit saint Augustin, il ne nous déguise pas la vérité, mais il l'apprête, il l'assaisonne, il la rend plus douce : Non obscuritate substrada, sed difflcultate co?îd«ïa 2? Après avoir posé cette règle, dont la vérité est connue de tous ceux qui ont goûté les livres sacrés, remarquons maintenant, mes sœurs, deux faits particuliers de l'histoire de Notre-Seigneur, qui semblent d'abord assez répugnants ^,
Var. (a) Le Saint-Esprit nous avertit qu'il cache quelque vérité importante sous celle obscurité mystérieuse et il nous invite, mes sœurs, à la rechercher sous sa conduite. — (b) Et qu'il ne peut pas être contraire... — (c) Mais pour en persuader la recherche. — (d) Mais plutôt pour nous la faire trouver avec plus de goût et pour l'imprimer avec plus de force, tellement qu'il ne la déguise pas, dit eaint Augustin; mais...