II Timoth., iii
seulement pour amasser de grandes richesses: avarice délicate et spirituelle qui attire tout à soi. Voilà comme la racine de cet arbre; voyons maintenant les branches: superbi^ elati: superbes, pleins d'eux-mêmes ; élevés, dédaignant les autres. Cet arbre ne pousse ses branches qu'en haut. Une ressemble pas à ces plantes bienfaisantes... [Il est fier] d'étaler de loin la beauté et la verdeur de [ses] feuilles ; des fruits, pour la vue. ^
C'est là où nous conduit l'esprit de grandeur ^ Et il ne se trouve pas seulement dans les grands. Ceux qui affectent de les imiter (et qui ne l'affecte pas dans un siècle tout de grandeur comme le nôtre?), prennent (a) un certain esprit de ne regarder qu'eux-mêmes, excellemment représenté [par] Isaïe : Dixisti in corde tuo : Ego sum, et prœter me non est altéra ^. « Je suis : ■ ne diriez-vous pas qu'elle a entrepris d'égaler celui qui a dit : Ego sum qui sum'î « Ego sum: je suis; » toute cette menue populace (6) n'est rien: ce n'est pas vivre; il n'y a que moi sur la terre. Ils n'ont garde de s'inquiéter de l'état des autresj; [ni de] se [mettre] en peine de leurs besoins. Ah l leur délicatesse ne le souffre pas. Rien de plus opposé à la charité fraternelle. Esprit de Christianisme]: esprit de fraternité et de communication. Sont-ils membres de Jésus-Christ, s'ils se regardent comme séparés et s'ils se détachent du corpst
Mais quand ils n'agiraient pas comme chrétiens, le dépôt de la puissance que Dieu leur confie les oblige indispensablement de penser aux autres et de pourvoir à leur bien. S'il» portent sur leur front le caractère de sa puissance, ils doivent aussi porter sur leurs matas le caractère de sa libéralité ^.
Var. (a). Ils prennent. — {b) Toute cette multitude.
1. Noie du ms. : Esprit de grandeur : contre l'esprit du baptême, contre l'esprit de Jésus-Christ.