‹ Choix de sermons de la jeunesse de BossuetChapitre 49 sur 460 · Ed. : Vespasien · texte numérisé non relu

Ed. : Vespasien

3. Ed. : six à sept cents ans. C'est une glose de Déforis. Une main étrangère avait écrit entre les lignes 13 û 14 cents ans.

« tu ne pourras entendre la langue^; » c'est-à-dire, avec laquelle tu n'auras aucune sorte de commerce : ce sont les propres mots de Moïse.

Un mot de réflexion, chrétiens. Les Mèdes, les Perses, les Syriens, dont nous apprenons, par l'histoire, que Jérusalem a subi le joug avant sa dernière ruine, étaient tous peuples de l'Orient, avec lesquels par conséquent elle pouvait entretenir un commerce assez ordinaire : mais pour les Romains, que de vastes mers, que de longs espaces de terre les en séparaient ! Rome à l'Occident, Jérusalem, à son égard, presque^ dans les confins de l'Orient ; c'est ce qu'on appelle proprement les extrémités de la terre. Aussi les Romains s'étaient déjà rendus redoutables par tout le monde, que les Juifs ne les connaissaient encore que par quelques bruits confus de leur grandeur et de leurs victoires. Mais poursuivons notre prophétie.

« Ce peuple viendra fondre sur toi tout ainsi qu'une « aigle volante : » In similitudUiem aquilœ volantis. Ne vous semble-t-il pas à ces marques reconnaître le symbole de l'empire romain, qui portait dans ses étendards un ^ aigle aux ailes déployées? Passons outre. « Une na- « tion audacieuse, continue Moïse * » (et y eut-il jamais peuple plus orgueilleux que les Romains, ni qui eût un plus grand mépris pour tous les autres peuples du monde, qu'ils considéraient à leur égard comme des esclaves?), t qui ne respectera point tes vieillards, et « n'aura point de pitié de tes enfants. » Ceci me fait souvenir de cette fatale journée dans laquelle les soldats romains étant entrés de force dans la ville de Jérusalem,

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