Ed. : le change
3. De Bell. Judaic. , Yl, xiii (al. liv. V, chap. XIi, n° 2) : Divinus autem quidam impelus militibus incidit ; ambitumque parlili, non solum rectores inter se, verum ipsi etiam ordines certabant... Tolum autem opus triduo constructum erat , ut id quidem dignum mensibus videretur, celeritas vero fide careret.
nemis, comme mon maître te l'a prédit quarante ans auparavant ! « 0 Jérusalem, te voilà pressée de tous côtés; « ils t'ont mise à l'étroit, ils t'ont environnée de remparts « et de forts ^ : » ce sont les mots de mon texte; et y a-t-il une seule parole qui ne semble y avoir été mise pour dépeindre cette circonvallation, non de lignes, mais de murailles? Depuis ce temps, quels discours pourraient vous dépeindre leur faim enragée, leur fureur et leur désespoir; et la prodigieuse quantité de morts qui gisaient dans leur rue ^, sans espérance de sépulture, exhalant de leurs corps pourris le venin, la peste et la mort.
Cependant, ô aveuglement! ces peuples insensés, qui voyaient accomplir à leurs yeux tant d'illustres prophéties tirées de leurs propres livres, écoutaient encore un tas de devins qui leur promettaient l'empire du monde : comme l'endurci Pharaon, qui, voyant les grands prodiges que la main de Dieu opérait par la main de Moïse et d'Aaron ses ministres^ avait encore recours aux illusions de ses enchanteurs^. Ainsi Dieu a accoutumé de se venger de ses ennemis : ils refusent de solides espérances, il les laisse séduire par mille folles prétentions; ils s'obstinent à ne vouloir point recevoir ses inspirations : il leur pervertit le sens, il les abandonne à leurs conseils furieux : ils s'endurcissent contre lui ; « le ciel « après cela devient de fer sur leur tête : » Dabo vobis cœlum desupersicut ferrum^;ï\ ne leur envoie plus aucune influence de grâce.